Aide aux membres de gangs de rue, découverte de la « nutrition locale », promotion du bonheur, autosatisfaction… juste le contraire de nous souvent, et ça marche, pour une part au moins. A lire (en Anglais) dans : http://www.cphpost.dk/
Le concept de « nouvelle cuisine nordique » fait fureur à Copenhague, depuis qu’un de leur restaurant a été classé comme le meilleur au monde. Des chercheurs ont montré parait-il que ce concept qui associe l’utilisation de produits locaux et saisonniers, la diversité, le fait de cuisiner soi-même, l’absence de restriction majeure de calories mais une consommation raisonnable, permet de perdre du poids par rapport à l’alimentation habituelle.
Sur la nourriture, pour des Français pas de surprise, il faut dire que les Danois dans ce domaine partent de loin. Le Groupe comparé « nourriture habituelle » ne nous ferait pas envie, ce que mon expérience personnelle de quatre années de vie Danoise me permet d’affirmer. Du coup nous nous permettons de sourire de façon indulgente... Et pourtant, en y réfléchissant, il y aurait matière à argumenter sur nos consommations de nourriture : la France, premier pays au monde ou pas loin en matière d’industrie agro-alimentaire, s’est bien éloignée de ce concept au quotidien, contrairement aux Italiens qui sont bien meilleurs que nous sur le plan de la résistance à la nourriture industrielle et la promotion des produits locaux.
La promotion du bonheur est toujours une surprise pour nous (ça nous énerve même), suffirait-il de le dire suffisamment souvent ? En tous cas ils se proclament heureux et s’auto congratulent en permanence sur leur système social, politique, économique… et les sondages montrent que la population adhère au constant… Si on essayait (un peu, pour voir) au lieu de faire l’inverse, pleurer de tout et sur tout en permanence ?
Sur les jeunes en bandes, les gangs de rue, ne rions pas, ils ont aussi de vrais « sauvages »… mais les portes restent ouvertes, et des services sont ouverts dans les municipalités pour ceux qui veulent en sortir… car l’hypothèse dominante est que ça n’est pas toujours un choix « éclairé » et « volontaires » : la vérité la plus fréquente est que sans adhésion au gang, il n'y a plus de vie locale possible pour beaucoup d’entre eux. Du coup la réponse privilégiée, « politiquement correcte » et « électorale », n’est pas que militaire ou policière. Ces dernières font partie bien sur de l’arsenal Danois (et pas dans la douceur non plus), mais c’est après avoir épuisé les chances de succès d’une « réinsertion accompagnée ». Ca existe aussi chez nous, mais les priorités « politiques » imposent celles des budgets attribués à chaque option.
Je connais les objections, seule façon souvent pour les Français d’accueillir les expériences des autres qui ont l’air de marcher mieux que les nôtres : c’est un petit pays, c’est facile ! Et pour l’Allemagne, les USA, la Chine, l’Inde, le Brésil, on dit quoi quand ils font mieux ?

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