De nombreuses annonces ont été lancées pour des postes de responsabilité dans les ARS (Agences régionales de Santé) en création.
Mais dans le même temps, on sait aussi que les candidats internes sont privilégiés et nombreux...et soutenus à des niveaux divers (grands corps de l'état, institutions partenaires des ARS, cabinet ministériels...).
Dès lors, la grande question est : s'agit-il de régulariser un choix déjà fait, en organisant un appel à candidature "bidon", pour des raisons purement règlementaires, ou y a t-il une réelle ouverture pour des candidats extérieurs ?
Ou, autrement dit, cela vaut-il la peine de répondre ? J'ai posé la question à un ami impliqué dans cette procédure en ce moment. Sa réponse : je ne peux vraiment rien dire, je ne sais pas ! Traduction de ma part : inutile d'être candidat !
Ce n'est pas un problème isolé. C'est vrai aussi pour une part des appels d'offre publics dans notre secteur de la santé : le cabinet ou l'expert qui, en amont, a été contacté à l'avance et a éventuellement aidé à rédiger les termes de références sera probablement le bénéficiaire !!! Il faut donc apprendre à identifier les "vrais" appels d'offre pour ne pas perdre son temps.
En fait, le "fait du prince" est assez souvent la règle, mais comme il ne faut pas l'avouer, les procédures administratives imposent de "faire semblant" de mettre en concurrence sur des critères "objectifs"... faisant perdre un temps énorme à tout le monde.
Il y aurait quelques "mises à plat" à faire autour de ça. Quite à reconnaitre que quand un décideur ou un donneur d'ordre a besoin d'un collaborateur ou d'un sous-traitant, on pourrait parfois accepter son choix personnel comme légitime, s'il peut le justifier de façon transparente et qu'il en prend la responsabilité entière.

problème de fond ... merci de l'avoir évoquer publiquement
Rédigé par : Thierry corde | 27 septembre 2010 à 14:59