Il faut se lancer. Le Blog permet des "coups de gueule". Ma note N°1
Il y a deux semaines, ma fille, 14 ans, école privée dans le 20ème arrondissement de Paris, revient en nous disant : on va nous vacciner. Si vous voulez, il faut signer la feuille.
Bien entendu, je signe les yeux fermés, je me demandais comme la faire vacciner. Elle fait la gueule, en disant : je vais être la seule, les autres ne vont pas le faire, leurs parents ne veulent pas !!!
Médecin de Santé Publique, j'ai passé les derniers mois à polémiquer avec tous pour rappeler que la vaccination est un acte de protection individuel et collectif, que le risque est minime au regard des avantages, que nos sociétés doivent beaucoup aux vaccins et que les progrès médicaux à venir sont aussi vaccinaux...Ouf! quelle phrase!
Le 10 décembre, jour de vaccination, elle rentre et me dit : je n'ai pas pu être vaccinée... Coup de sang de ma part. Pourquoi ?
Elle : la prof principale avait demandé qui allait se faire vacciner, j'avais répondu, j'étais la seule, elle ne m'a pas demandé ma feuille de vaccination et n'en a plus parlé... Et aujourd'hui on m'a dit que cette feuille ne suffisait pas, qu'il en fallait une autre... Et je n'ai pas pu être vaccinée !!
J'ai mis un mot de mécontentement dans son carnet, demandant comment l'établissement pensait réparer cet erreur. Réponse à ma fille : tu peux aller aux centre de vaccination du quartier ! C'est ce qu'on appelle assumer ses responsabilités.
Cette forme de résistance à toute décision collective fait peur : nos sociétés sont très vulnérables à tout imprévu, chacun renvoyant les responsabilités à d'autres. L'école ne fait pas exception : pas de recul des enseignants, la vaccination est une mesure gouvernmentale et donc on est contre par principe, ça n'est pas notre mission...et pas question d'en faire un sujet de discussion avec les élèves ou leurs parents, voire un sujet pédagogique.

D'après ce que j'ai compris, les établissements scolaires annulent la vaccination quand le nombre d'élèves intéressés est trop peu nombreux. Renvoyer les gamins dans les centres de vaccination classiques, prouverait alors que c'est une affaire de logistique plutôt bien gérée, non ?
Rédigé par : MDA | 12 décembre 2009 à 11:15
Si c'était la raison, ce serait un exemple de bonne gestion... Mais il y a eu vaccination de certains élèves dans l'école ce même jour.
C'est plus probablement une négligence de professeur principal, pas intéressée et probablement opposée à la vaccination, qui n'a pas fait le suivi, et de Direction de l'école qui n'a pas organisé pour tous le suivi des demandes "d'autorisation de vaccination".
En conclusion, dans la même école, il n'y a que ceux dont les profs ont fait le suivi qui ont été vaccinés!
Rédigé par : Yves Charpak | 13 décembre 2009 à 06:20
Meme histoire pour Charlotte 14 ans, collège public, et vaccination dans le centre le plus proche ! Dans les locaux de l'armée et plus précisément de la légion étrangère.Bilan, charlotte est vaccinée, on a papoté deux heures en attendant notre tour,
et avons mangé une pizza en rentrant.
Finalement : merci l'éducation nationale : j'ai parlé vaccin et santé publique avec ma fille, ce qui ne nous arrive pas souvent, j'ai découvert a quoi ressemble une tente de l'armée française, j'ai participé à l'effort collectif en profitant de l'occasion pour ramener le stock a quelques millions moins deux injections (oui l'avantage des centres de vaccination c'est que j'ai pu bénéficier du service !!....) Seule ombre au tableau je le confesse : la pizza, tant pis pour le PnnS !!! Nul n'est parfait.
Rédigé par : anne laurent-beq | 08 janvier 2010 à 13:11
Bonjour,
Professeur je tiens à réagir car, j'ai eu personnellement une sérieuse émotion à votre façon de voir la science et l'utilisation des résultats scientifique, votre façon d'analyser, la "liberté" d'analyse scientifique sur laquelle vous fonder votre vision, bref je n'amerais pas du tout rompre avec vous.
Je suis un doctorant malien, je suis incrit à l'Agrocampus de Rennes en Bretagne, mon Directeur de thèse est le professeur Jean François Grongnet, mon thème est: "l'Innovation alimentaire au Mali: place et perspectives"
J'ai travaillé sur des enquêtes consernant la consommation de poulet dans la ville de Bamako.
J'ai remaqué quelque chose d'incroiyable: s'agit de l'existence d'une interaction "un lien fort" entre le consommateur, l'aliment et les paramètres socio-économiques comme l'activité principle, le niveau d'étude, le lieu d'habitation, le prix de l'aliment, le standing, le sexe, la religion, la culture... etc. Jamerais que vous vous rejoignez à mon directeur et moi afin de raffiner et adoucir ces résultats " pour être scientifiquement consommable"
Je vous salue très amicalement
Bankoro Bagayoko, Assistant Technologie alimentaire/Nutrition, IPR/IFRA Katbougou, Bamako, Mali
Tél:0022365665378
0022375059072
Rédigé par : Bankoro bagayoko | 26 mars 2011 à 18:43